Références 

– MicroApp.com

– Wikipédia

– Recherches, et connaissances personnelles

Introduction 

Ce dossier a pour but d’expliquer les différentes étapes de la gestion des disques sous Windows 7 Client.

Afin d’être le plus exhaustif possible, nous avons décidé de commencer par aborder une grande partie présentant tous les outils natifs de Windows 7. Cette partie est composée de théorie, mais aussi et surtout de démonstration pratique qui détaille l’utilisation de ces outils.

La deuxième partie de ce dossier présente les avantages et inconvénients des outils évoqués auparavant.

Elle fait naturellement le lien avec la troisième et dernière partie du dossier concernant Partition Suite, une série de logiciels permettant de combler les points faibles des outils natifs, sans que de grandes connaissances techniques soient nécessaires.

Finalement la conclusion permettra de rappeler les éléments essentiels de notre dossier. 

Partitionnement, systèmes de fichiers et RAID 

Les outils natifs de Windows 7 

formatage de disque 

Pour qu’un disque soit utilisable par Windows 7, il doit avoir été formaté préalablement. Le formatage consiste à préparer le disque en y inscrivant un système de fichier qui décrit la manière dont les données seront stockées sur le disque. Pour formater un disque sous Windows 7, il suffit de se rendre dans le Poste de Travail (« Ordinateur ») et de réaliser un clic droit sur le disque concerné. Ensuite, un clic sur « Formater » fait apparaître le menu de formatage.

Le menu de formatage rapide

Depuis ce menu, il est possible de choisir le système de fichier que l’on souhaite parmi 3 possibilités :

· NTFS (New Technology File System) – choisi par défaut

· FAT (File Allocation Table)

· FAT32 (File Allocation Table 32bits)

Le système de fichier le plus adapté à Windows 7 est le NTFS et c’est d’ailleurs celui qui est sélectionné par défaut. Il a été développé par Microsoft et permet entre autre d’avoir des fichiers pouvant occuper jusqu’à 16To et de gérer des disques dont la capacité va jusqu’à 256To. Il n’est pas compatible avec les versions de Windows antérieures à XP.

Le FAT32, évolution du FAT (déprécié aujourd’hui) et lui aussi développé par Microsoft, permet de gérer des fichiers pouvant aller jusqu’à 4Go et des disques dont la capacité peut aller jusqu’à 8To. La taille des partitions du disque est limitée à 32Go, cependant, il a l’avantage d’être compatible avec tous les systèmes d’exploitation (ce qui n’est pas le cas du NTFS), mais il est également beaucoup plus sensible à la fragmentation des données.

Une fois le système de fichier choisi, il ne reste plus qu’à cliquer sur « Démarrer » et le formatage commence. Si le disque contenait déjà des données, celles-ci seront effacées. Une fois terminé, le disque est utilisable !

Gestion des partitions avec diskmgmt.msc 

Windows 7 intègre un utilitaire de gestion avancée des disques et des partitions de l’ordinateur. Pour y accéder, il suffit de lancer diskmgmt.mscvia la commande « Exécuter » du menu démarrer, ou à l’aide d’un clic droit sur l’icône « Ordinateur », option « Gérer » puis de cliquer sur « Stockage » → « Gestion des disques ». Dans les deux cas, il faut que l’utilisateur bénéficie des autorisations d’administrateur.

Les deux façons d’accéder à l’utilitaire de gestion des disques

Après cela, l’interface de Gestion des disques apparait. Dans le cadre principal se trouve la liste de toutes les partitions des disques durs de l’ordinateur. Dans le cadre secondaire en dessous, la liste des partitions pour chaque disque est représentée de manière plus « graphique ». Un disque occupe tout l’espace horizontal et les partitions divisent cet espace en rectangles proportionnels à la capacité de la partition. On y retrouve les informations du cadre principal, à savoir le statut des partitions, leur capacité et leur nom. Si l’ordinateur est équipé d’un lecteur de CD/DVD/Blu-Ray, l’utilitaire affichera également les informations des disques qu’ils contiennent.

L’interface de l’utilitaire de gestion des disques

A partir d’ici, il est possible d’agir sur les partitions, notamment au niveau de leur taille.

Pour pouvoir augmenter la taille d’une partition, il faut qu’une partie de l’espace disque ne soit attribué à aucune partition (en NOIR par défaut sur la représentation graphique). Son volume sera alors ajouté à la partition souhaitée. Si aucun espace n’est disponible, il est possible de soustraire de l’espace à une partition existante, à l’aide d’un clic-droit sur la partition à réduire → « Réduire le volume ».

Le menu des actions possibles sur un disque

Le système opère alors une vérification avant d’afficher la taille d’espace qu’il est possible de soustraire au disque, sans risquer d’endommager les fichiers qui y sont stockés. Par exemple, si les fichiers occupent 4Go et que l’on ne laisse que 3Go, une partie des fichiers sera endommagée/détruite. La vérification opérée par Windows 7 empêche ce genre de maladresse. Il suffit ensuite de définir la taille à soustraire au volume, et de cliquer sur « Réduire ».

La fenêtre de réduction d’un volume

Ensuite, par une démarche analogue, on peut agrandir le volume d’une autre partition en choisissant « Etendre le volume » cette fois, dans le menu du clic-droit.

L’invite de commande 

Certaines opérations de manipulation des disques sous Windows 7 ne sont accessibles que depuis l’invite de commande. Cette invite de commande est accessible depuis le menu « Exécuter » → cmd.

Les commandes convert et format 

La commande convert permet de convertir un disque ou une partition d’un système de fichier FAT vers le NTFS se fait de manière transparente, sans perte de données ni formatage. En revanche, la conversion du NTFS vers le FAT est impossible et nécessite un formatage du disque ou de la partition, et donc une perte de toutes les données qu’il contient.

La syntaxe de la commade est la suivante : convert <lettre_du_disque>: /fs :<système_de_fichier_souhaité>Ainsi, pour convertir un lecteur « D : » de FAT32 vers NTFS, la commande sera : convert D: /fs:ntfs

La commande formatpermet de formater un disque depuis l’invite de commande en utilisant le système de fichier choisi. La syntaxe est la même que pour la commande convert.  Ainsi, pour formater un lecteur « D : » en FAT32, la commande sera : format D: /fs:fat32

L’utilitaire DISKPART 

Diskpart est un utilitaire qui permet des options avancées de gestion des disques. Il se lance à l’aide de la commande diskpart dans l’invite de commande avec les droits d’administration. La commande list disk permet d’afficher les disques disponibles et le choix de celui sur lequel auront lieu les opérations se fait à l’aide de la commande select disk <numero_du_disque>.

L’utilitaire list disk

La commande detail disk permet ensuite d’afficher toutes les informations relatives à ce disque, comme son système de fihier, ses partitions, son statut, etc…

L’utilitaire detail disk

Les commandes detail partition  et detail volume permettent d’afficher les informations des partitions ou volumes sélectionnés.

A. Création de partitions :

Voici une liste des principales commandes relatives à la création de partition:

→ clean : supprime toutes les partitions du disque sélectionné

→ create partition <type> size=<taille> : crée une partition du type (primaire, étendue ou logique) et de la taille (en Mo) spécifiés

→ delete partition :supprime la partition sélectionnée

→ rescan : permet à diskpart d’actualiser les informations sur les disques et partitions actuelles si elles ont été modifiées

B. Modification des partitions/volumes :

Les commandes ci-dessous permettent de modifier les caractéristiques des partitions d’un disque :

→ assign letter=<lettre > : assigne la lettre indiquée au volume sélectionné

→ remove letter=<lettre > : supprime la lettre du disque ou de la partition sélectionné(e). Si aucune lettre ne lui est réassignée, le disque ou la partition sera « invisible » et n’apparaitra pas dans « Ordinateur ».

→ extend size=<taille > : étendre le volume sélectionné en ajoutant la taille sélectionnée. Celle-ci doit évidemment être physiquement disponible. Cette commande n’est utilisable que sur les volumes NTFS et ne produira aucun effet sur un disque FAT.

→ shrink :

o avec l’option querymax , permet de connaître la capacité maximum qu’il est possible de soustraire au volume sélectionné.

o avec les options minimum=<taille_min> desired=<taille_souhaitée> permet de soustraire une capacité minimum tout en essayant de soustraire une capacité souhaitée. Si la capacité souhaitée est supérieure à la capacité maximum retournée par shrink querymax , elle ne pourra pas évidemment pas être entièrement supprimée.

L’utilitaire shrink querymax sur le Volume 2

L’utilitaire diskpart accepte les fichiers de script. Il suffit pour cela d’écrire la suite des commandes à effectuer dans un fichier texte et de passer l’option /S <nom_du_fichier_texte> à dispkart. Par exemple, pour exécuter les commandes listées dans le fichier script_diskpart.txt, la commande sera : diskpart /S c:/script_diskpart.txt

Le RAID 

Les différents types de raids 

Le RAID (Redundant Array of Independent Disks, matrice redondante de disques indépendants) permet d’associer des disques entre eux afin d’améliorer les performances, la sécurité des données ou bien les deux. Il existe trois types de RAID majoritaires qui sont les plus courants :

→ Le RAID 0 (ou disques agrégés par bande) qui permet de lier deux disques durs afin que le système d’exploitation ne les traite que comme un seul et même disque. Cette technique dite du « stripping » permet d’augmenter les performances de lectures/écriture sur le disque mais se fait à défaut de la fiabilité. En effet, si un disque subit une panne, toutes les données sont perdues (puisqu’elles sont séparées entre les disques reliés en RAID).

→ Le RAID 1 (ou disques en miroir) qui permet de lier des disques de manière à ce que le contenu de chaque disque soit présent en double, permettant ainsi une forte sécurité des données. En effet, si un disque subit une panne, un autre disque avec le même contenu peut le remplacer immédiatement. Cependant, les performances disques en sont un peu ralenties (toutes les informations sont traitées en double).

→ Le RAID 5 qui permet de séparer les données (comme le RAID 0) mais grâce à une technique de parité. Il nécessite au moins 3 disques pour être mis en œuvre. Ainsi, en cas de défaillance de l’un des N disques de la grappe, pour chaque bande il manquera soit un bloc de données soit le bloc de parité. Si c’est le bloc de parité, ce n’est pas grave, car aucune donnée ne manque. Si c’est un bloc de données, on peut calculer son contenu à partir des N − 1 autres blocs de données et du bloc de parité. L’intégrité des données de chaque bande est préservée. Donc non seulement la grappe est toujours en état de fonctionner, mais il est de plus possible de reconstruire le disque une fois échangé à partir des données et des informations de parité contenues sur les autres disques.

RAID sous Windows 7 Client 

Sous Windows 7, la mise en place des différents systèmes de RAID se fait lors de l’ajout d’un nouveau disque dans l’ordinateur. Il suffit pour cela de lancer l’utilitaire diskmgmt.mscet d’effectuer un clic droit sur l’icône du disque (et non pas sur la partie qui représente sa capacité) et de choisir le type de RAID à effectuer. Un assistant apparait ensuite et se charge de formater correctement le disque et de choisir le bon type de volume (par exemple pour le RAID 5, tous les volumes doivent être de type dynamique).

Avantages et inconvénients des outils natifs 

Points forts 

Les outils utilisant une interface graphique permettent non seulement un accès rapide aux fonctionnalités, et outils, mais surtout une utilisation plus facile et intuitive.

Dans la fenêtre « Ordinateur », le formatage rapide est accessible avec un clic droit sur le disque concerné, permet de formater rapidement n’importe quel type de volume, du disque dur à la simple clé USB sans nécessiter de paramétrage poussé ni de connaissance particulière.

L’utilitaire diskmgmt.msc permet de réaliser la plupart des opérations courantes de maintenance et de gestion des disques et propose une interface claire et intuitive.

Les utilitaires diskmgmt.msc et dikspart ne peuvent être lancé sans les droits d’administration, ce qui permet d’éviter les incidents liés à la manipulation des disques par des utilisateurs imprudents, ou mal intentionnés.

Le RAID 1, reste l’un des moyens les plus fiables pour protéger ses données, en effet comme les données sont stockées sur plusieurs disques, si l’un tombe en panne, nous pouvons toujours utiliser le deuxième sans paramétrages particuliers.

Le RAID 0 est aujourd’hui délaissé depuis l’apparition des RAID combinés tel que le RAID 10 ou 1 +0 qui combinent les RAID 1 et 0. Ainsi nous avons deux paires de disques contenant la même chose soit un RAID 1, et les deux paires forment un complément l’une de l’autre en RAID 0. Sa fiabilité est assez grande puisqu’il faut que tous les éléments d’une grappe soient défectueux pour entraîner un défaut global.

Points faibles 

L’utilitaire diskpart permet d’obtenir des informations plus poussées que diskmgmt.msc, mais son interface en ligne de commande est plus difficile à interpréter qu’une interface graphique, et peut rebuter certains utilisateurs non habitué à travailler ainsi, ou qui n’ont pas les connaissances nécessaires.

Malheureusement, il est impossible de convertir un volume de type BASIQUE en volume DYNAMIQUE sans perdre les données qu’il contient, ce qui peut être contraignant pour un utilisateur lambda qui ne sait pas forcément ce qu’il encourt, et pour un professionnel qui aura alors besoin de plusieurs disques pour mettre en œuvre son schéma de disques. Il en est de même pour la conversion d’un disque formaté en FAT vers du NTFS.

L’utilisation de RAIDs combinés est coûteuse, puisqu’elle combine deux sortes de RAID à chaque fois et donc un nombre conséquent de disques, et peut ainsi être un obstacle à sa mise en place, alors que son efficacité n’est pas à négliger, tout comme l’utilisation du RAID 5, qui reste plus difficile à mettre en place, mais néanmoins très efficace.

Des outils commerciaux, solutions aux points faibles

Partition Suite 

Partition Suite est une solution logicielle commerciale composée d’un ensemble d’outils de gestion des systèmes de fichiers, ces logiciels sont développées par Micro Application, connu aussi pour son logiciel Acronis True Image.

Depuis 2008 Partition suite est l’un des seuls logiciels ayant évolué pour être compatible avec Windows Vista, et Windows 7.

La suite logicielle est composée de 4 éléments :

·Partition Expert : Permet de retrouver les outils de Windows dans une seule et même interface sans altérer les données, mais aussi une utilisation simplifiée. A l’aide du Partitionnement automatique, aucune connaissance n’est requise pour diviser son disque, on peut aussi créer des partitions de sauvegarde pour protéger ses données, optimiser l’espace de travail du disque dur et des performances du système, ou bien appliquer une modification automatique de la taille des clusters (uniquement pour les systèmes de fichiers FAT16 et FAT32), ou encore gérer le niveau de compression des données.

·Sélecteur Système : Permet de gérer facilement plusieurs systèmes d’exploitation sur le même ordinateur, compatible avec Bootcamp.

·Dépanneur Expert : Permet de récupérer des partitions supprimées ou perdues suite à une panne.

·Editeur expert : Permet de gérer les espaces alloués aux OS et modifier les partitions. Par exemple, deux systèmes sont installés sur le disque, Windows 7 et Windows XP. Si Windows 7 n’a plus de place disponible, en utilisant ce logiciel on peut réquisitionner une partition NTFS de la partition XP et donc redistribuer l’espace libre à un autre OS, ici Windows 7.

Nous avons choisi de ne présenter qu’un seul exemple de produit puisque globalement, toute la gamme actuellement disponible propose les mêmes services, et ceux-ci ne sont pas « vitaux » au regard des nombreux paramètres disponibles en natif dans Windows 7.

Conclusion 

La gestion des disques sous Windows 7 Client s’avère relativement semblable aux versions précédentes de Microsoft Windows, mais son interface toujours plus évoluée permet d’en explorer plus facilement les dédales. De plus l’optimisation et la gestion des nombreux pilotes de Windows 7 permettent un gain de temps quant à la modification des partitions et le formatage de tout support amovible.

Les outils natifs sont relativement complets, leur seul défaut étant une incapacité parfois à sauvegarder les données de manière automatique avant un formatage quand cela est nécessaire. L’utilisation de logiciels payants peut être une alternative, car relativement stable et facile à utiliser et altère moins les données, même si dans certains cas, il reste inévitable de passer par le formatage du disque ou de la partition. L’inconvénient de ces logiciels est justement leur prix, compris entre 30 et 100 € pour certains, ce qui s’avère relativement coûteux pour une utilisation souvent unique.

L’utilisation du RAID dans une société est souvent un moyen simple à mettre en œuvre surtout pour les PME, car elle reste moins chère que certaines solutions comme l’utilisation de serveurs. Malgré tout, pour un particulier, le fait de devoir investir dans plusieurs disques durs pour sauvegarder une centaine de photos reste une solution onéreuse à laquelle on préfèrera souvent l’usage d’un disque dur externe de sauvegarde.