Présentation de DPM

Présentation générale

Cet article a pour but de vous familiariser avec la mise en place et l’utilisation de Data Protection Manager 2010, et plus précisément dans le cas où il est déployé en vue de protéger le produit SharePoint 2010.

Pour rappel, Data Protection Manager est un outil d’administration dédié à la sauvegarde des produits Microsoft. Il fait partie de la gamme Microsoft System Center qui propose un ensemble complet de logiciels pour gérer une infrastructure Microsoft.

En mixant sauvegarde sur disque et sauvegarde sur bande, DPM offre à la fois une solution de restauration rapide (sur disque), et un archivage à long terme (sur bande).

image003.jpgSource :blogs.technet.com

Son système de sauvegarde utilise le Volume Shadow Copy Service (VSS), qui offre une interface pour les opérations de sauvegarde/restauration via des logiciels tiers, permettant d’obtenir jusqu’à 512 clichés des données à protéger. Les données sont donc sécurisées de manière quasi-continue, puisque toutes les 15 minutes les modifications effectuées sur les serveurs SharePoint peuvent être intégrées par DPM. Les clients ont également la possibilité de demander eux-mêmes la restauration de leurs données.

Parmi les fonctionnalités offertes par DPM pour la restauration des données SharePoint on retrouve :

  • la restauration d’une ferme SharePoint
  • la restauration d’une base de données
  • la restauration d’une collection de sites
  • la restauration d’un site
  • la restauration d’un document précis

image093.jpgSource :blogs.technet.com

A noter que vous trouverez également sur le site du

laboratoire-microsoft

les articles présentant les anciennes versions 2006 et 2007.

Nouveautés de la version 2010

Successeur des versions 2006 et 2007, troisième version du nom, Data Protection Manager apporte son lot de nouveautés, avec notamment :

  • la prise en charges des derniers systèmes Windows 7 et Windows Server 2008 R2
  • le support des nouvelles gammes de produits Microsoft comme Exchange 2010, Office SharePoint Server 2010, et SQL 2008 R2.
  • une prise en charge des environnements virtuels Hyper-V 2.0 avec Live Migration et des VM Windows virtualisés sous VMware.
  • jusqu’a 100 serveurs, 1000 portables, ou 2000 bases de données SQL protégées par un simple serveur DPM.
  • des performances améliorées
  • jusqu’à 80To de données sauvegardées par serveur.
  • la possibilité de sauvegarde à distance en mode connecté ou déconnecté (stockage des données modifiées sur le disque local) et via VPN.

Vous trouverez la liste complète des nouveautés à cette adresse :

http://www.microsoft.com/systemcenter/en/us/data-protection-manager/dpm-2010-overview.aspx

DPM 2010 a été publié le 19 avril 2010 en version finale (RTM), et peut être téléchargé pour une évaluation en français en suivant ce lien :

http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?displaylang=fr&FamilyID=cba30567-6ef0-4450-93f8-e433897cb093

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Pré-requis

Dans cette partie nous allons voir quel est l’environnement matériel et logiciel nécessaire à l’installation de DPM 2010.

Pré-requis généraux

Systèmes supportés

DPM server doit fonctionner sur l’un de ces systèmes d’exploitation:

  • Windows Server 2008 (Standard et Enterprise) – 64 bits
  • Windows Server 2008 R2 (Standard et Enterprise) – 64 bits

Versions de SharePoint supportées

DPM 2010 peut protéger par sauvegarde les versions de SharePoint et Windows SharePoint Services (WSS) suivantes:

  • Microsoft Office SharePoint Portal Server 2003
  • Microsoft Office SharePoint Server 2007
  • Microsoft SharePoint Server 2010
  • Windows SharePoint Services version 2.0
  • Windows SharePoint Services version 3.0
  • Windows SharePoint Foundation 2010

Contraintes d’environnement

DPM 2010 doit être uniquement installé sur des systèmes d’exploitation 64-bits. Le support des systèmes d’exploitation x86 (32-bits) ou ia64-bits (itanium) n’est pas pris en charge !

DPM ne peut fonctionner que sur un server qui lui est dédié (physique ou virtuel). Il ne doit être installé sur aucun des systèmes suivant:

  • Windows Application Server
  • System Center Operations Manager
  • Exchange Server
  • Un serveur qui fait partie d’un cluster.

DPM 2010, doit être déployé sur un server 64 bits avec un domaine Windows Active Directory. Le contrôler de domaine doit fonctionner sous Windows Server 2008.

Les volumes ou serveurs sauvegardés doivent également être formatés en NTFS. DPM ne peut pas protéger les volumes FAT ou FAT32.

Avant l’installation

Avant d’installer Data Protection Manager (DPM) 2010, vous devez vous assurer que les machines et applications que vous voulez protéger respectent les minimums requis en ce qui concerne:

  • La configuration réseau
  • La configuration matérielle
  • La configuration logicielle

Pré-requis communs aux deux systèmes 2008 et 2008 R2

Pré-requis de Sécurité

Avant d’installer DPM 2010, vous devez enregistrer le futur server DPM comme étant un serveur membre du domaine.

Après l’installation de DPM, vous devez être un utilisateur du domaine avec des accès administrateur pour pouvoir utiliser la console d’administration de DPM

Pré-requis Réseaux

Si vous voulez protéger des données via internet, la bande passante minimale requise est de 512 kilobits par secondes (kbps).

Pré-requis Matériels

DPM a besoin d’un disque dédié au pool de stockage et d’un deuxième disque dédié à ce qui suit:

  • Fichiers Système
  • Fichiers d’installation de DPM,
  • Logiciels pré-requis pour le fonctionnement de DPM,
  • Fichiers de Base de Données de DPM.

Note:Vous pouvez installer DPM sur la même partition que le système d’exploitation, ou l’installer sur une autre partition qui n’inclut pas de système d’exploitation. Par contre vous ne pouvez pas installer DPM sur un disque dédié à un pool de stockage, c’est-à-dire un disque sur lequel DPM va stocker les points de restaurations et les images disques des systèmes protégés.

DPM devient propriétaire et gère lui-même les disques du pool de stockage, ceux-ci doivent donc être dynamiques.

Pour DPM, tout disque reconnu comme tel dans le gestionnaire de disque est considéré comme faisant partis du pool de stockage (sauf pour le disque système).

Si vous voulez gérer vous-même les disques à ajouter, DPM vous permet d’attacher ou d’associer des volumes personnalisés avec les données que vous voulez protéger.

Tous les volumes attachés à DPM server peuvent être des volumes personnalisés, mais en contrepartieDPM ne peut gérer l’espace disque de ces volumes.

Note: DPM ne supprimera jamais un volume existant pour respecter l’espace disque.Si vous avez des données critiques que vous voulez protéger, vous pouvez utiliser un Logical Unit Number (LUN) de haute performance sur une zone de stockage réseau (qui permettra également une redondance de l’information) plutôt que sur le pool de stockage géré par DPM.

Liste des composants minimum requis pour le serveur :

Composant Minimum Requis Recommandé Processeur 1GHz CPU 2,33GHz CPUs Quad-Core Mémoire 512 Mo 4 Go Espace disque pour l’installation Installation DPM: 1.260 GB. Base de données: 900 MB. Fichiers system: 1 GB Idem + Laisser 2-3 GB de libre sur le disque système (celui où est installé DPM) pour logs et fichiers temporaires. Espace disque pour le pool de stockage 1,5 fois la taille des données protégées. 2-3 fois la taille des données protégées.

Le tableau suivant donne les limites protection de DPM server et l’espace disque minimum requis:

Plateforme Limite de source de données Espace disque recommandé 64Bits 300 sources de donnés. Les sources de donnés sont en général étendues entre 75 serveurs et 150 ordinateurs clients 45TB

Source :

DPMv3Deployment_Pre-Release.doc fournit par Microsoft lors du téléchargement de DPM (http://connect.microsoft.com/site840/Downloads/DownloadDetails.aspx?DownloadID=26452)

Pré-requis Logiciels

Une installation complète de System Center Data Protection Manager (DPM) comprend :

  • DPM server operating system,
  • Les logiciels pré-requis de DPM
  • L’application DPM

Tous les ordinateurs protégés doivent respecter les pré-requis logiciels.

DPM Management Shell, est une technologie en ligne de commande qui permet les tâches sous forme de script et est supportée par les systèmes d’exploitation suivant:

  • Windows XP Service Pack 2
  • Windows Vista
  • Windows Server 2003 Service Pack 2 (SP2) et versions ultérieures
  • Windows Server 2008

Note: DPM Management Shell peut être installé sur un autre ordinateur que le serveur DPM, il permet ainsi le management de plusieurs serveurs DPM.

Pré-requis pour DPM Server

Le server DPM doit être installé sur un serveur dédié, il ne peut être un serveur d’application.

Le server DPM ne peut pas être un serveur de management pour un Microsoft System Center Operations Manager (SCOM)

Note: Vous ne pouvez pas installer DPM 2010 sur un ordinateur avec un service de Cluster activé.

DPM vous guidera tout au long de l’installation pour les pré-requis suivant:

  • PowerShell 2.0
  • .NET 3.5 Service Pack 1 (SP1)
  • Windows Installer (MSI) 4.5
  • Windows Single Instance Store (SIS)

Pré-requis avec Windows Server 2008

Si vous souhaitez installer DPM sur un serveur 2008, vous devez préalablement installer les éléments suivants:

  • Windows PowerShell 2.0
  • Single Instance Storage (SIS)

Pour installer SIS:Depuis un compte administrateur, en utilisant la ligne de commande, tapez start/wait ocsetup.exe SIS-Limited/quiet/norestart

Vous trouverez plus d’informations sur ce composant à l’adresse suivante : /whitepapers/19198/

  • Installer les mises à jour suivantes :
    • Knowledge Base article 962975
    • Knowledge Base article 975759
    • Knowledge Base article 971254

Pré-requis avec Windows Server 2008 R2

Tous les pré-requis logiciels sont déjà installés sur le système.

Pré-requis spécifiques pour la protection de SharePoint 2010

  • Le serveur SharePoint doit être formaté en NTFS car DPM ne peut pas protéger les volumes formatés en FAT ou FAT32
  • Le volume doit avoir au moins 1 Go de libre pour que DPM puisse le protéger.
  • DPM utilise Volume Shadow Copy Service (VSS) pour créer des points de restaurations des données, le service doit donc être présent
  • Installer les composants du client de SQL Server sur le serveur web front-end de la ferme de Windows SharePoint Services que DPM doit Protéger. Cela permet à l’agent DPM installé sur ce serveur SharePoint de sauvegarder automatiquement la partie SQL en utilisant le client pour effectuer les requêtes vers SQL.

Installation

Installation du produit

Après avoir suivi la seconde partie de cet article détaillant les pré-requis, vous êtes fin prêt à vous lancer dans l’installation du produit DPM 2010 à proprement parlé.

Commencez par télécharger sur votre serveur le fichier ZIP de la version RC de DPM 2010 sur le site Web Connect de Microsoft et dé-zipper le fichier de 2.44Go.

Une fois cela fait, ouvrez le dossier DPM et lancez le Setup.exe d’installation.

Ensuite, l’installation se lance, vous devez accepter l’habituel contrat de License Microsoft, puis vous arrivez sur la première page d’assistant d’installation.

L’installateur vérifie ensuite si la liste des composants pré-requis est présente sur le système.

Le produit nécessite le composant Microsoft SIS et l’installe automatiquement s’il n’est pas présent sur le système. Une fois ces composants installé, il faudra redémarrer le système et relancer l’installation.

L’installateur de DPM vous demande ensuite vos informations d’enregistrement. Après validation, vous tombez sur l’écran suivant :

DM 2010 utilise une base de données SQL pour sa configuration ainsi que le stockage. A partir de cette étape, le programme d’installation vous propose soit d’en créer une, soit de préciser une instance existante à condition que vous ayez les droits d’administration pour pouvoir créer des bases de données et définir des droits SQL. (Dans notre cas, nous avons choisi d’installer une nouvelle instance)

Après cela, DPM vous indique qu’il va créer des comptes locaux pour l’utilisation du programme. Vous avez le choix des mots de passe de ces comptes.

L’étape suivante vous permet de choisir le mode de fonctionnement de Microsoft Update vis-à-vis de DPM ainsi que l’activation ou non du Programme d’Amélioration du produit. Après un bref résumé des options d’installation, vous pouvez lancer l’installation à proprement parlé.

Si tout se déroule correctement, au bout d’une dizaine de minute, vous devriez ensuite valider la fin de l’installation de DPM2010.

La Sauvegarde avec DPM 2010

Prise en main de l’interface

A présent, l’outil DPM est installé sur votre serveur et vous allez pouvoir concrètement l’utiliser. Pour commencer, l’installateur créé deux raccourcis sur le bureau. L’un pour démarrer la console graphique DPM 2010, l’autre pour lancer une instance PowerShell avec les outils d’administration pour DPM en ligne de commande.

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Lancez la MMC (Microsoft Management Console) de DPM et vous devriez avoir un premier aperçu des fonctionnalités du produit :

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L’interface se décompose en 5 grandes catégories rapidement identifiables dans la barre du haut.

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1. La première est Analyse : Elle regroupe l’ensemble des tâches et alertes remontant sur le serveur DPM. C’est en quelque sorte ici qu’on va prendre le pouls de l’infrastructure DPM.

2. La seconde est Protection : Cette partie traite de la protection apportée aux serveurs par DPM. Les machines sur lesquelles DPM est actif sont présents et répertoriés par groupe de protection.

3. La troisième se nomme Récupération : En complément de la protection, cette section s’occupe de gérer les points de récupération des systèmes protégés et de permettre la restauration des données si souhaité.

4. La quatrième catégorie est Rapport : Comme vous pouvez vous en douter, vous pourrez accéder ici aux nombreux rapports générés par l’application DPM ainsi qu’aux options d’envoi automatique.

5. Enfin la dernière partie est Administration :Dans cette catégorie, vous allez pouvez gérer l’ensemble des options et fonctionnalités avancées de votre serveur DPM avec en particulier la gestion des pools de stockage et le déploiement des agents sur les serveurs cibles.

Création d’un pool de stockage

Maintenant que nous avons défini précisément les grandes catégories du produit, nous allons nous attacher à protéger notre serveur SharePoint 2010 tout juste déployé.

La première étape consiste à la création d’;un pool de stockage, unité de base de la technologie de stockage de DPM.

Pour cela, vous devez avoir ajouté au minimum un nouveau disque au système car DPM ne peut pas être présent sur le même disque que ses pools de stockage.

La méthode pour ajouter un nouveau pool est la suivante: cliquer sur Ajouter dans le panneau de droite de la catégorie Administration:

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Ajoutez ensuite votre disque à ceux sélectionnés. Vous devriez avoir le message suivant:

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En effet DPM doit convertir vos volumes simples en volume dynamique pour pouvoir les utiliser en tant que pool de stockage. Cliquez sur Oui.

La console indique maintenant que le disque a bien été ajouté au pool de stockage et qu’il est actif.

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Configuration de Pare-feu

Nous allons maintenant devoir configurer le pare-feu Windows afin d’autoriser les communications entrantes vers le server DPM.

Il y a deux exécutables à ajouter qui sont :

  • Msdpm.exe
  • Dpmra.exe

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Ajouter ces 2 fichiers aux exceptions du pare-feu, ainsi qu’une règle autorisant le server DPM à écouter sur le port 135.

Déploiement de l’agent sur le serveur SharePoint

Pour pouvoir sauvegarder et restaurer des données, DPM utilise des agents installés sur les serveurs que vous voulez protéger. Ces agents permettent une sauvegarde à chaud c’est-à-dire sans éteindre le système, les fichiers désirés ainsi que ceux qui sont en cours d’utilisation ou verrouillés. La technologie VSS (Volume Shadow Copy) particulièrement rependu dans l’environnement Windows, est alors utilisée.

Pour déployer un agent sur un serveur, allez dans l’onglet Administration du panneau dupx” haut, puis cliquez sur Installer.

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L’assistant suivant apparait ensuite :

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Pour déployer un agent sur un serveur, il existe 2 méthodes:

1. La première convient aux ordinateurs n’ayant pas de pare-feu activé. Le serveur DPM peut dans ce cas communiquer directement avec la machine en question.

2. La seconde option convient aux ordinateurs ayant un pare-feu d’activé et ou l’agent devra être installé manuellement puis rattaché au serveur DPM.Pour ce second choix, vous pouvez ensuite choisir si l’ordinateur à protéger est dans un domaine AD ou dans un WorkGroup.

Dans le cadre de cet article, nous allons choisir la 2è solution.

Installation manuelle d’un agent

Un agent s’installe donc coté client même si dans notre cas c’est un serveur (SharePoint). Connectez-vous donc sur le serveur SharePoint. L’installateur de l’agent se trouve lui sur le serveur. Pour le récupérer, utilisez les partages administratifs présents dans les environnements Microsoft. Dans le cadre de cet article, notre serveur DPM se nomme « dpm-serv2008R2 ».

Ouvrez donc à partir du client, le partage SMB : \\dpm-serv2008R2\c$\Program Files\Microsoft DPM\DPM\ProtectionAgents\RA\3.0.<build number>.0\AM64

Si vous avez une architecture 32bits, remplacez AM64 par i386.

Récupérez ensuite le fichier d’installation de l’agent avec _x64 ou non en fonction toujours de votre architecture, puis tapez la commande suivante :

DpmAgentInstaller.exe <DPM server name>

A la place de <DPM server name>, vous devez préciser le nom de domaine pleinement qualifié (FQDN) du serveur DPM.

Cette commande va installer sur votre système l’agent DPM et en même temps préciser le serveur DPM à joindre.

Maintenant que l’agent est installé sur le serveur SharePoint, retournez dans la console d’administration du serveur DPM là où nous l’avions laissé. Sélectionnez Attachez les agents pour des ordinateurs situés dans un domaine AD.

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La fenêtre d’assistant ci-dessus apparait et vous demande de sélectionner le ou les serveurs à attacher. Dans notre cas, c’est le serveur SharePoint.

Cliquez sur suivant.

La fenêtre suivante vous demande d’entrer le couple Login/Mot de passe ainsi que le domaine utilisé. Une chose très importante est que vous devez rentrer les informations du compte administrateur local de la machine cible.

Dans notre cas, c’est le compte Admin local du serveur SharePoint.

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Une fois cela fait, cliquez sur suivant.

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Après un bref résumé de la tâche à effectuer, cliquez sur Attacher pour lancer l’opération.

La tâche devrait se terminer par un succès.

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Notre serveur SharePoint apparait maintenant bien dans le groupe des ordinateurs protégés.

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Création d’un groupe de protection

Pour configurer la protection de notre serveur SharePoint, nous allons devoir maintenant l’inclure dans un groupe de protection. C’est la dernière étape de la configuration de la protection.

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Un nouvel assistant va être lancé:

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Avec l’écran ci-dessous, vous avez le choix de la protection de serveurs ou de clients. Dans le cas de cet article, nous sélectionnerons bien sûr le serveur pour SharePoint. Mais il est a noté que DPM peut aussi agir au niveau de clients Windows, type XP, Vista ou 7.

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L’écran suivant vous permet de sélectionner en détails les parties de votre SharePoint à sauvegarder.

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En effet, l’avantage d’utiliser un produit comme DPM 2010 est qu’il s’intègre pleinement avec l’écosystème Microsoft dont SharePoint 2010. En déroulant la liste SHPT-SERV2008R2 dans le panneau de gauche, vous pouvez voir les différentes catégories que DPM peut sauvegarder individuellement.

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On peut très clairement voir ici que nous pouvons sélectionner les Données SharePoint, mais aussi le Système, les Partages, le serveur SQL de configuration ou bien Tous les Volumes.

Dans le cadre de cet article, nous sélectionnerons uniquement les données du SharePoint. Vous pouvez le voir dans le panneau de droite avec les Membre sélectionnés.

L’assistant vous propose ensuite de sélectionner la méthode de protection. Vous avez le choix entre la sauvegarde sur disque pour une protection à court terme et la sauvegarde sur bande principalement pour l’archivage des données a longue durée. N’ayant pas le matériel nécessaire à cela, nous n’avons pas testé cette dernière fonctionnalité.

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N’oubliez pas non plus avant de valider, de choisir un nom de Groupe de Protection en haut de la fenêtre.

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Sélectionnez ensuite la durée de rétention des données. Chose importante lors de la gestion des sauvegardes, vous pouvez choisir leur durée de vie en jour; au-delà, elles seront détruite.

En dessous, vous pouvez préciser les périodes de création de sauvegarde complète pour les points de restauration

Ensuite, vous pouvez vérifier l’allocation de vos disques pour les sauvegardes. Choisissez la taille ainsi qu’une option permettant l’augmentation automatique de la taille des volumes. C’est aussi la raison pour laquelle vos disques doivent être de type dynamique.

L’étape d’après consiste à choisir la date d’exécution de premier réplica. Par défaut il est lancé immédiatement mais si vous êtes en pleine journée, nous vous conseillons de lancer cette tache pendant la nuit pour éviter de perturber le service.

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La dernière étape de cet assistant vous permet de choisir quand s’effectue la validation de l’intégrité de vos sauvegardes. Vous pouvez soit l’exécuter dès que DPM détecte une sauvegarde qui pourrait être corrompue, soit à heure fixe selon un planning que vous établissez.

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La dernière étape de cet assistant vous permet de choisir quand s’effectue la validation de l’intégrité de vos sauvegardes. Vous pouvez soit l’exécuter dès que DPM détecte une sauvegarde qui pourrait être corrompue, soit à heure fixe selon un planning que vous établissez.

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Après un résumé de toutes les options que vous avez sélectionnez dans cet assistant, vous pourrez enfin créer votre nouveau groupe de protection. La console vous indique ensuite son statut.

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Pour conlure cette partie, voici les différentes étapes pour la sauvegarder avec DPM:

 

  • Création du Pool de stockage
  • Configuration du pare feu pour la communication avec le server DPM
  • Déploiement de l’agent sur le server qui va être protégé (dans notre cas SharePoint)
  • Création du groupe de protection

 

Restauration

Présentation

Dans cette partie nous allons restaurer notre serveur SharePoint 2010 via DPM 2010.

Pour cela il nous faut créer un certain nombre de versions des données présentes sur le serveur SharePoint. Dans notre cas nous avons fait trois versions différentes (Figure 1).

Description: affichagedesopintderécupérations.png

Figure 1: Nombre de version du serveur

Dans notre cas nous avons fait trois versions différentes (Figure 1), ce qui correspond à la même page avec 3 contenus différents que nous avons sauvegardé avec DPM.

Une version peut aller d’une simple modification de texte à des modifications plus profondes comme la réorganisation de plusieurs pages.

Avant la récupération

Pour faire une restauration il nous faut des données à restaurer. Pour cela nous avons modifié une page et par la même occasion fait une sauvegarde de notre serveur pour qu’il prenne bien en compte la modification et que donc il puisse nous indiquer la possibilité de restaurer la dite page. (Figure 2)

Description: exemplesharepointavantrestauration.png

Figure 2: Modification d’une page pour une future restauration

Procédure de Restauration

Pour faire la restauration de votre serveur SharePoint 2010, il faut aller sur le serveur DPM 2010 et lancer la console d’administration de DPM 2010.

Puis aller dans l’onglet « Récupération »

Sélection du server à restaurer

Dans cet onglet Récupération nous allons pouvoir choisir plusieurs choses :

  • Le server ou ordinateur à récupérer,
  • La date du point de restauration,
  • L’heure de récupération sur le point de restauration sélectionné, s’il y a plusieurs sauvegardes le même jour,
  • Sur la machine sélectionnée les différentes parties que vous pouvez récupérer.

Description: procédurerestauration1.png

Figure 3: Onglet Récupération

Description: procédurerestauration2.png

Figure 4: Sélection des données à restaurer sur la machine sélectionnée

Sur la figure ci-dessus on peut voir que l’on peut choisir quelles sont les parties du serveur SharePoint que nous souhaitons restaurer.

Ici nous avons choisi de restaurer le contenu seulement du serveur SharePoint.

L’action de clic droit/Récupérer, Valide les paramètres de récupération et lance l’assistant de récupération. Note : DPM ne permet pas la suppression d’une web app supprimée directement, il faudra passer par une redéfinition de cette dernière et restaurer la base de données.

A l’étape suivante l’assistant de récupération nous affiche tous les paramètres de récupération pour la sauvegarde sélectionnée.

Description: procédurerestauration3.png

Figure 5:Vérification des paramètres de la récupération

Cliquez sur suivant pour accéder à la prochaine étape.

Sélection du type de restauration

Dans cette partie nous avons le choix de plusieurstypes de restauration possible.

Description: procédurerestauration4.png

Figure 6: type de récupération

1. Récupérer vers l’instance SQL Server d’origine de l’application, c’est l’option que nous avons choisi. Cette option va rechercher les données à restaurer dans le pool de stockage de DPM et effectue la restauration avec celles-ci.

2. Récupérer vers une instance SQL différente de celle qui a été sauvegardée. Cela peut être une instance sur le même serveur ou sur un autre.

3. Copier les fichiers de bases de données dans un dossier réseau

4. Copier depuis une bande magnétique. Ici l’option est désactivée car nous n’avons pas mis en place de stockage par bande.

Cliquez sur suivant pour continuer l’assistant

Choix des options de récupération

Dans cette partie de l’assistant nous pouvons rajouter des options à la récupération elle-même.

Description: procédurerestauration5.png

Figure 7: Option de récupération

1. Limiter la bande passante dédiée à la restauration des données. On peut voir ici qu’elle est désactivée, cependant nous pouvons la réactiver grâce au lien Modification… Limiter la Bande Passante peut être utile afin de ne pas engorger un réseau qui serait déjà saturé pendant des périodes de production (habituellement en journée).

2. Si vous possédez un SAN (Storage Area Network) vous pouvez activer cette option qui va permettre à DPM d’utiliser le SAN pour la récupération offrant ainsi une restauration plus rapide. En effet certains SAN génère eux même des clichés instantanés de sauvegarde automatiquement. DPM permet ici de les exploiter.

3. Il vous est possible aussi d’envoyer un Email, à différentes personnes pour les avertir que la récupération est terminée

Cliquez sur suivant pour continuer l’assistant

Résumé des paramètres de la restauration

Description: procédurerestauration6.png

Figure 8: Résumé de la récupération

Cette page de l’assistant nous récapitule toutes les options que nous avons choisies pour cette restauration.

1. Le point de restauration que vous avez choisi

2. Le support de restauration (localisation du backup)

3. La source (provenance d’origine des données) et la destination de la restauration de vos données

4. Si vous avez choisi une notification par mail

5. Les détails de la restauration qui va être effectuée

6. DPM vous avertit que toutes les synchronisations mises en tache de fond sur le serveur de récupération seront annulé pendant la durée de la restauration de vos données

Cliquez sur Suivant pour lancer la récupération

Restauration

Description: procédurerestauration7.png

Figure 9: Statut de la récupération

Description: procédurerestauration8.png

Figure 10: Finalisation de la récupération

À ce stade la récupération est terminée et nous avons retrouvé toutes nos données avant modification :

Description: exemplesharepointapresrestauration.png

Figure 11: Donnée restaurée

Rapports

Présentation

Comme vous pouvez le constater en allant faire un tour dans l’onglet Rapports, la console d’administration vous permet de générer plusieurs types de compte rendus sur l’utilisation ou le statut de DPM et l’environnement de sauvegarde.

Description: C:\Users\Matt\AppData\Local\Temp\msohtmlclip1\01\clip_image001.png

Configuration

Nous allons maintenant voir comment faire pour automatiser la génération des rapports ainsi que leur envoie par mail à intervalle régulier.

Commencez par accéder à la fenêtre d’options en cliquant sur le lien « Modifier » dans la zone grisée présente en dessous des icônes de rapports.

Cocher la case du haut afin d’activer la planification, puis renseignez les différents champs à votre convenance.

image089.jpg

Si vous souhaitez que le rapport vous soit également envoyé par email, ajoutez votre adresse dans le champ présent dans l’onglet « Adresse de messagerie » et choisissez en bas le format d’export.

N’oubliez pas de préciser le serveur SMTP à utiliser pour l’envoi des emails dans les options de DPM 2010.

La partie grisée sous les icones rapports vous indique finalement un résumé de vos actions de planification.

Description: C:\Users\Matt\AppData\Local\Temp\msohtmlclip1\01\clip_image005.png

Conclusion

Notre avis

Facile à mettre en œuvre une fois les pré-requis validés (d’autant plus lorsqu’ils sont déjà présent sur server 2008 R2), Data Protection Manager 2010 s’avère être une protection efficace et presqu’aussi simple d’utilisation que la restauration Windows. On est bien loin de la complexité de certaines solutions de sauvegardes concurrentes.

Avec la prise en charge des derniers produits, de XP à Windows 7, de Windows Server 2003 à 2008R2, ou encore des SharePoint 2003 à 2010, l’étendu des produits Microsoft pouvant être protégé est également très vaste, ce qui en fait une solution de choix pour les entreprises à fort taux d’utilisation de leur produits.

Aller plus loin

Si vous voulez plus d’informations sur Data Protection Manager 2010, vous trouverez de la documentation directement sur la fiche de téléchargement du site Microsoft :

https://connect.microsoft.com/site840/Downloads/DownloadDetails.aspx?DownloadID=26452&wa=wsignin1.0

Notez aussi le site officiel de DPM :

http://www.microsoft.com/systemcenter/en/us/data-protection-manager/dpm-2010-overview.aspx

Et cette page d’information sur le VSS Writer :

http://msdn.microsoft.com/en-us/library/bb417449.aspx